FAITS INTÉRESSANTS

 

 

 

 

Saviez-vous que 70% de notre belle planète bleue était recouverte par l’eau des océans ?

 

 

L’océan Pacifique a à lui seul une superficie (179 700 000 km2), soit supérieur à celle de l’ensemble des continents réunis (149 400 000 km2).

 

 

Et ce vaste monde aquatique reste encore bien méconnu ! Seulement 5% des océans ont été exploré à ce jour. Imaginez que même Mars ou Vénus sont mieux cartographiées que notre planché océanique ! Les scientifiques estiment de plus que 91% des espèces sous-marines sont encore à découvrir !

 

 

La Fosse des Mariannes est le point le plus profond des océans connu à ce jour, d’une profondeur d’environ 11 000 m. En comparaison, le Mont Everest, le plus haut sommet du globe culmine à 8 800m d’altitude. Imaginez : c’est comme prendre sa voiture et rouler à la verticale pendant 7 min à 100Kmh avant d’atteindre le fond !

 

 

 

 

A gauche : le Berreleye, poisson des grands fonds a la tête transparente.

 

 

Les océans regorgent d’une biodiversité vraiment incroyable qui laissent bien souvent nos petits yeux d’humains ébahis. Si vous voulez un aperçu de leur extraordinaire richesse, je vous invite à regarder les 8 épisodes de Blue Planet II ici.

 

 

 

 

LES OCÉANS AU BORD DU DÉSÉQUILIBRE

 

 

Les océans, à eux seuls absorbent 30 % du CO2 généré par l’Homme. Ils sont le deuxième poumon de notre planète bleue en produisant plus de 50% de l’oxygène que nous respirons, grâce notamment aux phytoplanctons. Malheureusement, les océans souffrent de nombreux maux.

 

 

  • Le réchauffement climatique

 

 

Les océans absorbent plus de 90% de la chaleur emprisonnée par les gaz à effet de serre. L’augmentation continue de ces gaz contribue ainsi irrémédiablement à la hausse progressive de la température des océans. Celle-ci a de nombreuses conséquences, comme la fonte accélérée de la banquise, qui est une zone habitable pour certaines espèces et permet grâce à sa blancheur de renvoyée vers l’espace une partie importante du rayonnement solaire. Avec moins de banquise, la Terre absorbe donc plus d’énergie, ce qui amplifie le réchauffement climatique.

 

 

Le réchauffement des océans met aussi en danger certaines espèces qui ne survivent que dans une tranche de températures très restreinte et cause également une multiplication des algues toxiques, entraînant une surmortalité d’espèces de poissons vitales pour l’alimentation des populations.

 

 

Le réchauffement climatique a de plus une incidence sur l’oxygénation des océans : la solubilité de l’oxygène diminue avec l’augmentation de la température de l’eau : plus l’eau est chaude, moins il y a d’oxygène. Les zones mortes, complètement dépourvues ou presque d’oxygène et dans lesquelles plus aucune espèce ne peut survivre, ont ainsi quadruplé en cinquante ans.

 

 

Enfin, le réchauffement des océans perturbe le cycle de l’eau et favorise d’avantage l’apparition de catastrophes naturelles comme les ouragans ou les cyclones.

 

 

 

 

  • L’acidification des eaux

 

 

L’augmentation des rejets de CO2 par les activités humaines, entraîne une augmentation du CO2 absorbé par les océans. Or, le CO2 étant un gaz acide, il augmente l’acidité de l’eau dans laquelle il se dilue. Cette acidification a pour conséquence de fragiliser des espèces qui sont à la base des chaines alimentaires marines, en empêchant ces plantes et animaux de fabriquer correctement leurs coquilles et autres habitats calcaires comme le corail.

 

 

  • Montée des eaux

 

 

La montée des eaux a deux causes principales : la fonte des glaces terrestres et l’augmentation de la température de l’eau qui se dilate et occupe plus de place. Celle-ci n’est pas uniforme mais menace certains territoires insulaires et risque de modifier certains espaces côtiers, engendrant de plus des déplacements de populations.

 

 

  • La pollution

 

 

Plus de 8 millions, c’est le nombre de tonnes de déchets principalement plastiques qui se retrouvent dans les océans chaque année, soit environ 250 kg de déchets chaque seconde ! Cette pollution tue chaque année de nombreux animaux marins qui ingèrent ces déchets et fragilise de nombreux écosystèmes en transportant sur des milliers de km des espèces invasives comme des mollusques, des algues ou des microbes.

 

 

Si les modes de production et de consommation n’évoluent pas, on estime désormais que les océans abriteront autant de tonnes de plastiques que de poissons à l’horizon 2050.

 

 

On peut également citer d’autres pollutions comme la pollution pétrolière par exemple, dues aux échouages et aux collisions entre navires, la pollution par le mercure, les filets de pêche abandonnés qui quant à eux continuent de piéger des milliers d’espèces et enfin les eaux usées rejetées à 80% sans traitement préalable ou encore les substances toxiques et les résidus de pesticides émis par les industries et les exploitations agricoles.

 

 

  • La surpêche

 

 

Lorsque l’on pêche en trop grande quantité par rapport aux réserves de poissons disponibles et qu’on risque de voir les stocks s’effondrer, on appelle cela « la surpêche ». En 55 ans par exemple, les Hommes ont effacé 90% des plus grands prédateurs des océans comme les requins, les thons rouges ou encore les espadons, à cause des activités humaines et de la surpêche.

 

 

Le 7ème continent

Il s’agit d’un amas flottant composé de plusieurs milliers de débris visibles et de microparticules de plastique, étendu sur plus de 3,5 millions de km². L’équivalent de 6 fois le territoire français.

 

 

RÉGÉNÉRER LES OCÉANS EN 30 ANS, EST-CE POSSIBLE ?

 

 

C’est la conclusion d’une étude scientifique d’envergure, « Régénérer la vie marine » menée par 16 universités dans 10 pays différents, publiée dans la revue « Nature », le 1er avril 2020. 

“Si vous cessez de tuer la vie marine et que vous la protégez, elle reviendra”

Carlos M. Duarte

Premier constat des chercheurs : l’incroyable résilience de la vie marine.

Grâce à une meilleure protection des écosystèmes en effet, le nombre d’espèces marines menacées d’extinction est passé de 18 % en 2000 à 11 % en 2019. Certaines espèces protégées ont même vu leur population largement augmenter.

 

 

Les baleines à bosses, qui étaient seulement quelques centaines en 1970, sont plus de 40.000 aujourd’hui.

 

 

Les baleines à bosses, qui étaient seulement quelques centaines en 1970, sont plus de 40.000 aujourd’hui. L’étude conclut ainsi que la vie marine peut se remettre des nombreuses pressions : surexploitation des stocks de poissons, pollution plastique, réchauffement climatique… 

 

 

« Nous n’avons pas encore atteint le point critique au-delà duquel le rétablissement est sans espoir. Nous avons malheureusement perdu environ 20 espèces marines. Mais c’est très peu comparé aux milliers d’extinctions que nous avons subies sur terre », assure Callum Roberts.

 

 

Bien sûr, pour régénérer la vie marine d’ici à 2050, des actions immédiates sont nécessaires : réguler la pêche internationale, réduire la pollution plastique et chimique, protéger les habitats côtiers qui absorbent du carbone…

 

 

Alors, passons à l’action !

 

 

ET SI ON S’ENGAGEAIT POUR LES OCÉANS ?

 

 

Tandis que l’ONU définissait en 2015, 17 objectifs de développement durable (ODD) à atteindre à l’horizon 2030, dont celui de conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines (l’ODD n°14), de nombreuses associations, ONG, entreprises et citoyen(ne)s se mobilisent chaque jour pour la préservation de nos océans.

 

 

Découvrez ici des projets engagés dans cette démarche et des façons concrètes pour se mobiliser. C’est parti pour devenir acteur de la régénération des océans !

 

 

  • S’informer

 

 

Blutopia, l’association qui encourage les citoyen·ne·s à agir pour préserver l’océan.

 

 

Documentaire L’autre confort” :

 

 

L’autre confort, c’est une série documentaire positive en 4 épisodes sur les solutions à la pollution plastique dans l’océan.

 

 

Newsletter : découvrir deux fois par mois une solution pour préserver l’océan.

 

 

  • Soutenir une association, une ONG

 

 

De très nombreuses ONG et associations militent pour la préservation des océans. Il est tout a fait possible de s’engager avec elles par le don ou le bénévolat notamment.

 

 

En voici quelques unes :

 

 

THE WATER FAMILY

 

 

Leur but est de suivre le parcours d’une goutte d’eau pour sensibiliser à la conservation de la planète et de ses ressources naturelles. La communauté née de cet évènement sportif se rassemble autour d’actions éducatives.

 

 

SURFRIDER

 

 

Depuis 1990, Surfrider Foundation Europe est devenue une référence dans le combat pour la protection de l’océan et de ses usagers, forte de la passion et de l’engagement de sa communauté sur le terrain.

 

 

  • Soutenir une association, une ONG

 

 

ADOPTE UN CORAIL

 

 

Représentant moins de 0,1 % de la surface des océans, les récifs coralliens abritent environ un quart des espèces marines.

Pour 30 €, adoptez un corail et contribuez à la préservation et la restauration de la biodiversité unique qu’ils représentent !

 

 

PROGRAMME BIOLIT

 

 

En se promenant sur la plage, le programme nous encourage à photographier toute espèce vivante quelque soit l’endroit où l’on se trouve ou l’époque de l’année.

L’objectif de ce programme est de recenser la biodiversité des côtes, de suivre les espèces protégées, de découvrir les espèces nouvellement introduites et d’évaluer l’impact des déchets et autres activités qui viennent endommager le littoral.

 

 

Cet observatoire citoyen va permettre de protéger le littoral très fragilisé.

 

 

Merci pour la lecture de cet article, n’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé !

 

 

Vous avez des solutions à nous partager pour contribuer à la protection et à la régénération des océans ? Partagez-les nous en commentaire !

 

 

Ecrit par Camille Lecoq